Les chaos et la forêt

Le chaos de rochers
Le chaos de rochers

Prolongement occidental de la forêt qui couvrait jadis la Bretagne intérieure, la forêt domaniale d’Huelgoat-St Ambroise couvre plus de 1000 hectares. La forêt d’Huelgoat couvre quant à elle 555 ha.

 

Elle est au troisième rang des massifs forestiers du Finistère. Gérée par l’Office National des Forêts elle est essentiellement plantée de hêtres et de chênes qui fournirent autrefois de très beaux fûts aux chantiers navals de Brest. Sur place, ces essences ont servi autrefois à la fabrication des sabots et à celle du charbon de bois.

La présence de différentes variétés de pins et de sapins s’explique par les reboisements intervenus depuis la fin du XIXème siècle. La forêt fut fortement ravagée par l’ouragan d’octobre 1987 (plus de 300 ha furent détruits en une nuit) et reboisée en arbres feuillus et en résineux.

 

L’ensemble de la forêt abrite une flore des plus diverses : callune, osmonde royale, saules noirs, myrtilles et l’hyménophylle de Wilson, petite fougère primitive à allure de mousse, très rare en France et qui trouve son unique refuge dans les Monts d’Arrée. Une faune variée : carabes, rapaces et passereaux, lièvres, blaireaux, sangliers, renards et chevreuils.

 

Au cours des siècles, la forêt a développé une tradition de mythes et de légendes nées de l’imagination des hommes. Nos ancêtres avaient l’habitude de peupler les forêts de créatures qu’engendraient leurs rêves, leurs peurs et leurs croyances.

Le Ménage de la Vierge
Le Ménage de la Vierge

La forêt est indissociable du Chaos de rochers que longe la Rivière d’Argent.

 

Ce processus de formation de ces roches granitiques s’est effectué lentement, sur des millions d’années.

 

Ces roches sont des roches éruptives. Nées à plus de 20 km de profondeur sous forme de masse liquides en fusion (magma), dans une zone de fortes températures (800-1000°) et de fortes pressions, elles vont remonter et se solidifier par refroidissement à quelques kilomètres de la surface de la terre.

 

Là, elles vont se fissurer. L’érosion, les variations de température, le gel, les eaux de pluie chargées d’acide carbonique et circulant le long des fissures (diaclases) vont les altérer. Les eaux de ruissellement vont entraîner les parties de roches désagrégées tout en déblayant le terrain surmontant ces roches. Celles-ci ainsi dégagées vont se retrouver en équilibre les unes sur les autres, formant ce gigantesque Chaos.

 

La présence de ce Chaos a aussi une explication légendaire à laquelle le géant Gargantua, les géants de Berrien et de Plouyé ne sont pas étrangers…

 

La Grotte du Diable, le Ménage de la Vierge, la Mare aux Fées, la Grotte d’Artus…autant de sites aux noms évocateurs


La roche tremblante

Enorme bloc rocheux de 137 tonnes, elle mesure 7 m de long, 3 de large et 90 cm d'arête.

 

Elle oscille sur son arête de base en exerçant une pression à un endroit précis.


Le camp d'artus

Ce camp est un oppidum celte, datant du 1er siècle avant notre ère. Il recouvre une superficie de 30 Ha et comprend deux enceintes, circonscrites l'une dans l'autre.

 

Ce camp servit de bastion de refuge aux Osismes, peuple celte de l'Ouest de l'Armorique.

 

Des traces de maisons et de foyers y ont été mises à jour. Il est problable qu'une population nombreuse était groupée dans la grande enceinte, et, en cas d'attaque ennemie, elle se réfugiait dans la petite enceinte, où devait stationner une garnison de soldats.

 

La camp a été réutilisé durant l'occupation romaine. Il a été utilisé aussi au cours du Haut Moyen-Age: au nord du camp existent encore les vestiges d'une motte féodale du Xème siècle.

 

Il est vraisemblable que cet oppidum doit son existence à la présence des mines de plomb argentifère toutes proches.


Le champignon

énorme bloc de granit en équilibre sur son pied, est le témoin extraordinaire de l'évolution des phases géologiques du pays à travers le temps.