Patrimoine architectural

Berrien

Chapelle Sainte-Barbe

La chapelle Sainte-Barbe a été construite entre les villages du Squiriou et Ty ar Gall en 1865, sur l'ancienne voie romaine. En 1876, un Berriennois fait don d'un terrain à la paroisse situé à 500 m du bourg; vu l'éloignement de la chapelle, le recteur de l'époque sollicitera le démontage de celle-ci pour être reconstruite sur le terrain offert.

 

C'est à la date du 9 Août 1896, que la chapelle sera reconstruite entièrement au lieu-dit "Le Poullic" et que le Père Legrand, curé d'Huelgoat, en bénira la cloche.

 

Malheureusement, son existence sera de courte durée, puisque le 17 juin 1955, un violent orage s'abat sur les Monts d'Arrée et la foudre viendra en 2 fois, frapper la toiture de la chapelle. Le feu détruira une grande partie de ce monument. Seuls les murs et le clocheton à flèche subsistent aujourd'hui.


Bolazec

Eglise Notre Dame de St Guennal

L'église fut construite en 1865. L'intérieur est orné d'un mobilier de style néo-gothique remontant à la fin du XIXème siècle.

 

Le clocher du XVIIème siècle construit dans le style trégorrois est l'élément le plus ancien de l'édifice.


Botmeur

Eglise Saint Eutrope et Saint Isidore

Cet édifice datant du XXème siècle a été précédé par une chapelle datant probablement du XVIème siècle qui dépendait du manoir des seigneurs de Botmeur.

 

Elle était basse de voûte et en partie inspirée du style gothique. Le Seigneur de la Marche la fait agrandir en 1775, et seul l'autel, daté du XVIIIème siècle, subsisterait comme témoin de l'époque.

 

L'Eglise rend hommage à son saint protecteur, saint Eutrope, par une statue située au-dessus de l'autel, par une bannière et par la célébration d'un pardon.


Brasparts

Eglise Notre Dame

Datant du XVIème siècle et faite de granit, l'Eglise de Brasparts est dédiée à la Sainte Vierge et à Saint Tugen. La flèche date du XIXème siècle.

 

Le calvaire en granit date du début du XVIème siècle. Il est orné de la vierge et de deux saintes femmes. Il possède en outre un fût central avec un Saint Michel en armure terrassant le dragon, sous une console à trois marmousets dominée par la croix. A l'ouest, des anges recueillent le sang du crucifié. A l'est, le Christ ressuscité montre ses plaies.

 

On peut également observer l'ossuaire de plan rectangulaire datant du XVIème siècle, situé au sud ouest de l'église. En bas des rampants du pignon, l'ankou, la mort, tient un javelot et une banderole portant l'inscription "je vous tue tous", alors que de l'autre côté, l'ange de la résurrection, qui est accompagné des mots "réveillez-vous", sonne de l'olifant.

Chapelle Saint Sébastien

Située à 4 km du bourg sur la route du Faou. Cette chapelle est dédiée à Saint Sébastien, à qui on attribue, au XVIIème siècle, le pouvoir d'arrêter les épidémies de peste.

 

Au XIXème siècle, on récite encore les neuvaines pour que les malades soient guéris rapidement : 9 personnes doivent se rendre en silence à la chapelle et en faire le tour en récitant le chapelet. Cette chapelle est en forme de croix latine avec chevet à noues multiples.

 

Elle date de 1660 et est faite de granit et de schiste. Dans les années 70, grâce aux fonds collectés lors de pardon par la section des anciens combattants, la chapelle fut entièrement réparée. En plus de la statue de Saint Sébastien, la chapelle possède les statues de Saint Jean Baptiste, Saint Roch et Saint Evêque. Malheureusement, la statue de la Vierge à l'enfant fut volée en 1972.


Brennilis

Eglise paroissiale

Datant du XVème siècle, l'Eglise est bâtie sur un plan en forme de tau, comme les églises voisines de Loqueffret et St Herbot. L'église est dédiée à Notre Dame de Brennilis.

 

A la limite de l'enclos paroissial, un amoncellement de gros blocs de granit ne manquent de provoquer chez le visiteur un sentiment d'étrangeté. On ne peut s'empêcher de penser, en les voyant, au Géant divin qui les amassa. Statue de Notre dame de Breac'h Ele; nombreux vitraux ; polychromes.

 

Il semble qu'il était de coutume, au XIXème siècle, de se rendre à l'église le premier lundi de mai et d'en faire le tour, à l'intérieur ou à l'extérieur, à pied ou à genoux.

 

- Calvaire à proximité de l'église, dans le cimetière.


Huelgoat

Chapelle Notre Dame des Cieux

Classé monument historique, la chapelle fut fondée à la fin du XVème siècle.

 

Si la chapelle porte aujourd'hui ce nom, il n'en a pas été ainsi, le véritable nom était celui de Notre Dame des Neiges.

 

Les bâtisseurs ont largement utilisé le granit local. Depuis 2006, la chapelle est en cours de restauration.

Eglise Saint-Yves

Située sur la place Aristide Briand, sa construction remonte à la fin du XVIème siècle. Dévastée par la foudre, elle est remaniée en 1818, puis la façade est reconstruite en 1868.

 

De style gothique flamboyant, on peut voir à l'intérieur des sablières sculptées, des statues de bois polychrome du XVIIème siècle dont Saint Yves entre le pauvre et le riche (statue classée), un Christ en croix, une piéta.

Moulin du chaos

Il date de 1339 et se situe à l'entrée des sites légendaires de la forêt.


Il était destiné, à l'origine à moudre le grain. Pour cela il possédait 2 roues, du côté de la route de la Roche Tremblante, qui actionnaient 2 meules.

 

Le Moulin appartenait aux ducs de Bretagne aux XIVème et XVème siècle, puis au roi de France au XVIème, aux responsables de la Mine de Plomb Argentifère au XVIIIème.


La Feuillée

Fondée dans la première partie du XIIème siècle, LA FEUILLEE fut le siège d'une ancienne commanderie des Hospitaliers Saint Jean. Ainsi subsiste encore à quelques dizaines de mètres de l'église, une des plus vieilles bâtisse du Finistère dénommée localement : "La Maison du Commandeur".

Eglise Saint Jean Baptiste

Relativement récente puisqu'elle ne date que de 1860, elle est dédiée à Saint Jean Baptiste et est de style gothique avec des retouches modernes. La porte du porche sud et la fenêtre d'axe à réseau flamboyant proviennent de l'ancienne église. Elle a été bâtie à l'emplacement de l'ancienne église dont elle a conservé quelques éléments (le chevet et sa fenêtre axiale, l'enfilade de colonnes…).

Dotée d'un clocher à galerie et d'une flèche octogonale, on remarque la présence de nombreux gargouilles qui ornent la flèche du clocher et les angles des fenêtres.

Au-dessus du porche sud, on note la présence d'un blason représentant les armes de l'évêque Monseigneur SERGENT à l'époque de la reconstruction.

Chapelle Saint Houardon

Elle était à l'origine l'ancienne église paroissiale de La Feuillée.

Datant du XVIème siècle, elle possède des éléments bien plus anciens.

Elle est dédiée à Saint Houardon qui fût évêque du Léon de 635 à 650.

La Chapelle était entourée jadis par un cimetière et possède un petit clocheton.

 

Les fontaines Saint Jean (au Bourg) et Notre Dame de la Clarté (entre Ruguellou et Keranheroff).

Différentes croix au Bourg et dans plusieurs villages, certaines récentes, d'autres très anciennes.


Locmaria-Berrien

Eglise Notre Dame de Bonne Nouvelle

Il s'agit de l'une des plus anciennes églises de la Région. Elle fut édifiée à la fin de l'ère romane. Cette église est remaniée en plusieurs fois : d'abord en 1690 puis en 1725 où la tour du clocher est restaurée et un escalier à vis lui est accolé. Le choeur fut rebâti en 1830.

 

A l'intérieur, on trouve plusieurs statues anciennes : celle de la Sainte Trinité, de la Vierge-Marie, de Saint Claire, La Vierge à l'Enfant, l'autel de St Etienne et ses angelots. A l'entrée Nord de l'église, il y a la pierre tombale de Guillard de Kersauzic (1er Maire de Locmaria).

Pont ar Gorret

Ce pont du XVIIIème siècle enjambe l'Aulne. Il est bâti sur le trajet de l'ancienne voie romaine reliant Carhaix à Morlaix. Formé de 3 arches reposant sur des piles à bec, l'ensemble est surmonté d'un parapet appareillé en grandes pierres de taille.


Lopérec

Eglise de Saint Perec

Eglise en forme de croix latine datant du XVIème siècle.

Elle a été reconstruite en 1894 mais a cependant conservé de l'ancien édifice la chapelle des fonds baptismaux à pans coupés, le porche du midi, le porche ouest surmonté du clocher et la sacristie sud de 1699.

Garnie de clochetons pointus aux angles, la flèche du clocher est la plus élancée de la région.

Son calvaire date de 1552. Il est en kersantite, mesure 6 mètres de haut et est classé monument historique.

Chapelle Saint Guénolé

Située sur la route de Brasparts, cette chapelle faite de kersantite et schiste est en forme de croix latine. Elle est bâtie sur un site gallo-romain et possède une sacristie hexagonale à toiture en bulbe. La chapelle est reconstruite en 1769-1770 puis réparée à nouveau en 1859 et en 1903. Sur le clocheton, deux oiseaux adossés tiennent un globe de pierre avec leurs ailes déployées.

On peut également observer une sirène en kersantite d'environ 50 cm de long, tenant un miroir et un peigne. Les sirènes ont en effet longtemps occupé une place importante dans l'imaginaire. Elles apparaissent au XIIème siècle dans la sculpture bretonne qui en dénombre une quarantaine répertoriée à ce jour.


Loqueffret

Eglise Sainte Geneviève

Cette église date du XVIème siècle, à l'exception du clocher, reconstruit en 1697 et complété par une flèche élevée par l'architecte Joseph Bigot en 1850.

Le porche sud, de style gothique, comporte des niches intérieures d'où ont disparu les statues des douze apôtres. Même si Loqueffret n'a plus d'ossuaire, son calvaire subsiste encore. Il se trouve au sud-sud-ouest de l'église et il est tourné vers l'ouest. Datant du XVème siècle, il possède un soubassement original avec table d'offrande qui servait autrefois pour les ventes aux enchères. En effet, la coutume voulait que celui des paroissiens qui avait à apporter des offrandes le fit en nature. La messe terminée, la vente au plus offrant avait lieu et la somme recueillie était reversée à la fabrique.

Chapelle de la croix

Nichée dans un cadre de verdure au cœur du bois de Bodriec, la Chapelle de la croix, de plan rectangulaire avec chevet à trois pans, date du XVIe siècle ; son clocheton à dôme de 1697.


Plouyé

Eglise Saint Pierre

(XVII-XIXème siècles. En granit)

Le pignon occidental percé d'un portail classique à fronton cintré et la tour à double galerie et à flèche qui le surmonte restent les seuls éléments de l'édifice du XVIIème siècle.

Deux inscriptions gravées sur le mur rappellent les dates de 1680 et de 1684. L'église est reconstruite entre 1862 et 1864 d'après les plans de l'architecte Jules BOYER. Une inscription au chevet témoigne des travaux. La nef à 6 travées avec bas-côtés est prolongée par u chœur profond à chevet polygonal. Un porche latéral s'ouvre au sud. Il est non voûté, et ne possède pas de bancs. Les porches en avancée servaient en effet souvent de lieu de réunion aux fabriciens. Quant au vaisseau de la nef ; il est lambrissé, et ses grandes arcades en tiers-point pénètrent directement dans les piliers octogonaux.

La stèle ( âge de fer, en granit ; H : 2,58m. d : 1,80m) effilée participe probablement d'un culte gaulois. Située derrière l'église, elle a été retrouvée couchée à l'époque 7 mètres plus loin.

Chapelle Saint Mathurin

Edifice de plan rectangulaire avec chevalet polygonal, porche latéral sud et crypte sous le chœur en raison de la dénivellation. C'est une reproduction du XIXème siècle, suivant une longue inscription (1838-1839). Au pignon Ouest, inscription ancienne, non déchiffrée.

 

Le mobilier : L'autel au tombeau galbé est surmonté d'un retable à deux niches encadrant une peinture sur toile, la Descente de Croix. Les statues sont en polychrome : Christ en croix, vierge à l'Enfant dite Notre dame de la Joie, saint Joseph, saint Mathurin, saint Fiacre, sainte Barbe avec son père s'apprêtant à la décapiter, fin XVIème siècle.

 

Sur le calvaire du Placitre : Christ et larrons taillés dans une seule pierre ; sur le croisillon, statues de saint Mathurin et de saint Yves, décapitées ; au revers, Pietà. Chapelle et abords : site inscrit

Chapelle Saint Salomon

Edifice de plan rectangulaire du XVIIème siècle. Dans le fronton cintré de la porte Ouest, on lit l'inscription : "M : L : LE : MOAL/P : CHAPELAIN/F : LE LAY : ET : T : LE : BRVN : F : 1660".

 

Sur le clocheton, armoiries sous un dais. Sacristie au flanc Nord du chœur. Charpente avec entraits, sans lambris.

 

Le mobilier : le retable à 4 niches qui encadre la fenêtre d'axe gothique porte l'inscription : "F : F : P : M. LE BAIL RECTEUR./H : JAOUENNET.F : 1819./J : RINQUIN PINXIT." L'autel en pierre n'a gardé, de ses boiseries, que les gradins et le tabernacle.

 

Chancel avec deux autels à offrandes et deux niches, banc à dossier à balustres contre le chancel, côté intérieur.

 

Statues en bois polychrome : Christ en croix (chancel), saint Jean Baptiste, Notre Seigneur Bénissant, saint Salomon, Age musicien, saint Eloi, sainte Barbe et un Dieu le Père (ces trois derniers volées). Calvaire du placitre : statues géminées sur le croisillon, Vierge à l'Enfant au revers du Crucifix. Chapelle et abords, site inscrit.

Chapelle Saint Maudez

Longue construction de plan rectangulaire, du XVIIème siècle ; elle a gardé, sur la longère sud, une fenêtre à réseau flamboyant.

Le mobilier : Chancel avec claire-voie à fuseaux tournés, surmonté d'un Christ en croix. Statues anciennes en bois polychrome : Christ en croix (chancel), saint Maudez, saint Gouesnou. Dans le placitre, croix de granit, mutilée et fontaine à édicule du XVIIème siècle, remaniée.


Saint Rivoal

Chapelle Saint Michel

Fondée en 1672, elle domine le paysage des Monts d'Arrée. Il s'agit d'un culte des hauteurs, appelées au XVIIème siècle "La motte Cronon". Cette chapelle, tombée en ruine pendant la révolution, relevée en 1820-21 et restaurée de nouveau lors de la Seconde guerre mondiale.

Maison Cornec

Fondée en 1702, était la demeure de "Messire CORNEC", notaire royal... Aujourd'hui, elle se visite car elle est devenue un Ecomusée. Son style, avec une aile en avancée et un escalier extérieur sous auvent, est représentatif des constructions aisées des Monts d'Arrée à cette époque.

L'intérieur, avec son sol en terre battue et l'aménagement qui y a été reconstitué, permet d'imaginer dans la lumière diffuse d'une petite ouverture à volets à bois, les conditions de vie d'une famille paysanne du XVIIe siècle. A proximité, étables, fours à pain, granges sont disposés autour de l'aire à battre. En contrebas, un verger conservatoire de pommiers à cidre s'étend sur près. Toute l'année, de nombreuses animations sont proposées par le Parc Naturel Régional d'Armorique.

ecomusee-monts-arree.fr/la-maison-cornec-2